Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 11:46



Comme l’a dit Prévert…

 

Comme l’a dit Prévert, j’ai accroché la toile,

Et puis j’ai attendu jours et nuits, patiemment,

J’ai vu pâlir la lune, le soleil, les étoiles,

L’oiseau ne venait pas….De là, tout mon tourment.

 

Et puis, un soir d’hiver, j’ai vu briller ses yeux,

Il était là, venu d’une lointaine planète,

Uniquement pour moi, en réponse à mes vœux,

Et tout en moi se mit à lui faire la fête.

 

Il était le plus beau, le plus grand, le plus fort,

Le plus doux, le plus tendre, un oiseau d’exception,

J’ai reçu son amour comme le plus cher trésor,

Il devint désormais ma vie, mon horizon.

 

Pour que son cœur d’oiseau se sente toujours libre,

J’ai pris bien soin de lui, effacé les barreaux,

Un à un, doucement, sans effleurer sa peau.

Il m’offre à tout jamais son chant pur, beau et ivre.

Par nephret - Publié dans : Poésie - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 11:02



Inquiétude.

 

Tout avait commencé de manière improbable,

La bouteille jetée à la mer….désirable.

Les mots qui ont suivi furent un enchantement

Le ciel ouvrait ses portes au cœur du firmament….

 

Puis le temps, ce jaloux, voulu mettre un bémol

Sur cet amour tout beau qui prenait son envol.

Il a tissé sa toile à petits coups sournois,

La vie et l’habitude prenaient pas sur la joie.

 

J’ai beau vieller sans cesse et être vigilante

Les fantômes du passé sont bien là qui te hantent,

Et ce nouveau présent qui grignote ton temps

Assassine le nôtre, irrémédiablement.

 

Il m’arrive parfois d’avoir envie de fuir

Avant de t’aimer moins, avant que de mourir,

J’ai envie de gémir, animal aux abois,

Tellement tu me manques. Je suis en mal de toi.

 

Mais je reste secrète, en silence, près de toi

Je vis l’instant qui vient, j’en savoure la joie,

Car je sais que tu m’aimes, tout en toi me l’avoue,

Je ris de mes alarmes,  c’est si bon d’être NOUS.

Par nephret - Publié dans : Poésie - Communauté : Utopia
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 08:53



Un soleil généreux, une nature paisible, sereine, pleine du chant des oiseaux tout excités par cette journée lumineuse, et nous, en harmonie.

Le petit déjeuner pris, il faut le dire , assez tard, puis la visite rituelle à nos amis les arbres. D'abord Hydrasil, le tilleul rassurant et généreux. Mon ami et complice, celui qui connait tous mes secrets. Du haut de ses deux siècles, il rassure et dispense sagesse et sérénité. Puis Sir Eric, le cerisier, un jeunot de cinquante ans, celui qui guérit et soulage. Et enfin Gwezen'braz, le micocoulier, droit et fier, plein d'une énergie vivifiante.
Nous faisons le tour de nos amis, main dans la main, sans parler, les gens qui s'aiment ne parlent pas mais ce n'est jamais le silence, nous saluons d'un sourire cette rose tardive minuscule, mais qui capte toute la lumière de ses pétales jaunes et saumon.

Les grenadiers ont perdu toutes leurs feuilles, restent, accrochées aux branches les dépouilles de leurs fruits, écorces vides si bien nettoyées par nos amis à plumes. Le bassin est au repos....
C'est un tapis de feuilles sur la pelouse où j'adore marcher pieds nus dans le soleil.

Nous avons dressé le couvert sous la tonnelle. Il fait doux. On est bien dans cette bulle de temps rien que pour nous.
Je regarde l'homme que j'aime, une onde de chaleur et de tendresse me traverse, et ,  totale empathie, sa main se pose sur la mienne. Le silence est si plein de nous, d'une densité si douce.
La vie est belle et bonne.

Ce 26 novembre, un cadeau du temps, qui ressemble au bonheur.



Par nephret - Publié dans : Textes - Communauté : Petits bonheurs du jour!!!!!!
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 12:53



En relisant Prévert…..

 

 

En relisant Prévert,

J’écoute le bruit de l’eau,

Et la tête à l’envers

J’étouffe mes sanglots.

 

En relisant Prévert,

J’ai vu l’oiseau en cage

S’envoler fort et fier

Vers de nouveaux  voyages.

 

En relisant Prévert,

Tout me parle de nous.

Hier…. C’était hier…

Le printemps fut si doux.

 

 

Par nephret - Publié dans : Poésie - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 12:02

En relisant PREVERT...J'ai retrouvé des mots oubliés, et la magie de son univers.
Je ne peux résister au bonheur de vous faire partager quelques uns de  ses textes....

CET AMOUR....


Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marble
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.
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QUAND LA VIE....

 

Quand la vie est un collier...

 

Quand la vie est un collier

Chaque jour est une perle

Quand la vie est une cage

Chaque jour est une larme

Quand la vie est une forêt

Chaque jour est un arbre

Quand la vie est un arbre

Chaque jour est une branche

Quand la vie est une branche

Chaque jour est une feuille

 

Quand la vie est la mer

Chaque jour est une vague

Chaque vague une plainte

Une chanson un frisson...


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LE LEZARD



Le Lézard

Le lézard de l'amour
S'est enfui encore une fois
Et m'a laissé sa queue entre les doigts
C'est bien fait
J'avais voulu le garder pour moi.


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Par nephret - Publié dans : Poésie - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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