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Le blog de nephret
Quelques poêmes, quelques réflexions, un peu journal intime et surtout partage des mots et des idées...

Ton absence...

nephret #Ecriture

Fotolia 3844367 XS

Ton Absence….si présente.

Le matin, les yeux encore fermés, je m’entends dans mon corps faire des projets, évoquer le plaisir d’un partage, un nouveau rêve à vivre ensemble, notre accord  intact et à nouveau émerveillé.

Après ton départ, je t’ai porté en moi, plus intense que jamais. J’ai pensé à tous les possibles à venir, une caresse sur ta joue, ta main contre mon ventre, un clignement d’yeux, ce besoin d’un espace d’amour plus large, plus ouvert.

Je voudrais te dire la pureté qui m’habite, ces élans, ces abandons vers toi, ces gestes parfois inachevés, s’approcher au plus près de nos attentes, de nos désirs, l’enthousiasme de nos appels téléphoniques du matin après cette nuit en manque de nous.

Et je savoure aussi la joie de ton sourire, de ton rire, quand je suis péremptoire : c’est vrai, je me sens éternelle, indestructible, et surtout pour la première fois de ma vie, je crois à l’intégrité, à la fiabilité, à l’éternité d’une relation. Je sais bien que la nôtre, comme toutes les relations d’amour, est inscrite dans le temps, où un espace de vie, réservé à nous seuls, nous contient tout entier, et me fait ressentir plus fort le bonheur de Toi. Ce temps dont nous ne pouvons pas mesurer la durée, je l’ai choisi, je le veux éternel, et je le reçois de Toi, sans réserve, à chaque fois avec la même ferveur, qui me fait croire que je suis un être unique et exceptionnel. Nos émotions, comme nos résonnances me remplissent d’une gratitude infinie envers la Vie.

J’aime ces moment de vacuité, de ce « laisser être », sans devoir, sans obligation, sans contrainte. Je me laisse emporter aux quatre coins de l’univers, avec toi, proche, alanguie contre toi, seulement vigilante au poids du bien-être à sentir ton corps s’endormir et le mien aux sensations éveillées. Je peux te goûter tout entier, alors. Moments de trouble précieux où je me laisse pénétrer d’images, de sons, qui ne te font pas concurrence, mais qui, au contraire, prolongent en moi le bruissement de toi.

Savourer le temps qui coule, se nourrir de ce temps « à perdre » qui nous rend si riches de vie.

J’aime avec toi libérer mes enthousiasmes pour les détails, la banalité, les minuscules évènements qui pourraient passer inaperçus ou se perdre, pour les petits riens qui risqueraient de s’évaporer sans laisser de trace et que je recueille avec une infinie gentillesse parce qu’ils font partie de nous.

Recueillir les ombres palpitantes d’un instant, ailes de papillons immobilisées entre deux mouvements infimes du temps pour qu’ils ne se perdent pas à jamais. Je vis notre relation au présent, mais aussi au futur, à venir avec toi, éclatant de certitude, scintillant de l’évidence d’être. J’engrange les bienfaits du présent pour un futur heureux. Je renais à chaque élan vers toi. Chaque rencontre me conforte dans le désir de te revoir, chaque éloignement dans celui de te rejoindre, chaque mouvement de l’un  ou de l’autre harmonise l’univers et donne à la vie sa pleine raison d’être.

Je n’embellis pas notre relation, je tente de la dire au plus près du réel, ou, plus justement, au plus proche de son intime.

J’aime ta façon de m’aimer, tes élans, tes retenues, tes doutes, ton incrédulité émerveillée.

Pas un seul espace de ma peau ne t’aura assez caressé. Ton amour a ouvert pour moi des espoirs insensés. Mes blessures profondes, mes peurs, mes contradictions, j’ai enfin pu les affronter. J’ai pris le temps de rencontrer mes limites. Ces fractures de la vie sont anciennes mais si présentes. Ton amour m’a ouvert les portes de ma re-naissance. Et j’ai voulu te donner le meilleur de moi, ce que la vie n’avait pas abimé, et je me suis rendue compte que dans ton regard, sous tes caresses, je revenais à la vie, intacte, libre, merveilleusement libre, libérée. Je  te  me  donne  toute………

Et je te demande pardon de cette offrande qui peut te sembler si lourde. Je sais que tu crains cette exclusivité qui fait de toi le moteur de moi, mais je serai toujours transparente, j’essaierai de ne pas peser sur ta vie. Je ne veux pas être une contrainte ni une charge, je veux seulement « ETRE »

Etre celle qui saura te donner ce dont tu as besoin, celle qui saura apaiser tes doutes, bercer tes craintes, effacer tes angoisses, celle qui saura combler ton âme et ton cœur, et celle qui saura enflammer et assouvir ton corps. Je sais, au fond de moi, que je peux être cette femme-là pour toi, si tu le veux…….

Ah ! Jouir seulement de l’instant suspendu aux étoiles sans crainte des lendemains, là, rien que toi, rien que ….. moi, dans le jaillissement de la rencontre.

Dire OUI, aux éclats de tendresse osée, aux rires au coin de l’œil, à l’inespéré de ton souffle soudain accéléré sous le poids léger de mes mains.

J’aurais voulu ralentir le temps ce week-end passé ensemble, dans cette sereine complicité. Immobiliser l’espace où tu te tenais, et déposer entre les fibres secrètes de chaque seconde le germe d’un autre possible à vivre encore ensemble.

Aujourd’hui, je suis entre parenthèse, en suspend dans le temps, dans la vie sans toi,  je ressens intensément ta présence absente, mais si proche, tellement proche de toi, plus peut-être que sous les étoiles complices, simplement tienne, et si heureuse, vraiment.

Reste que le temps s’étire, et que tu me manques. Ton regard lumineux, tes sourires, tes silences, tout me manque… intensément.

Et c'est très doux.
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