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Le blog de nephret
Quelques poêmes, quelques réflexions, un peu journal intime et surtout partage des mots et des idées...

DIGNITE ET LIBERTE D'ÊTRE

DIGNITE  ET  LIBERTE  « D’ETRE ».

 

La dignité, au-delà d’une attitude de respect et de responsabilité face aux autres et envers soi-même est l’équivalent d’un ancrage qui nous fait tenir debout, telle une antenne vivante, vibrante, dans les tempêtes et les coups de tabac de la vie.

Le respect de soi-même est une valeur que j’ai mis du temps à découvrir  et à acquérir. Pendant longtemps  je me suis contentée d’attendre (voire  d’exiger, souvent en vain) de la part des autres, ce respect que je ne pouvais me donner. Je l’attendais, des proches et des moins proches, comme un du. J’ai fini par comprendre que cette attente me mettait en dépendance d’autrui, et m’entraînait à ignorer mes besoins les plus vitaux, donc de n’être pas à leur écoute.

Pour pouvoir me respecter, me responsabiliser dans chacun de mes actes, et donc avant tout, d’être digne de moi-même (pour  l’être aussi face aux autres)  j’ai du apprendre à me positionner, à faire confiance à mes ressources, mes idées, et aussi à rencontrer mes limites, mes contradictions, à accepter avec humilité ce que j’appelle mon « humanitude ».

Le plus difficile fut de ne pas me laisser définir par les autres, par les modes, par les courants qui pouvaient m’entrainer hors de moi-même.(la bataille fut rude et douloureuse) De ne plus « quémander » une approbation, un quitus de leur part, de renoncer à cette pensée parasitaire aux couleurs d’espérance qui me laissait croire que je serais plus heureuse, plus aimée ou appréciée par eux si je ne le contredisaient pas, si je n’entrais pas dans leur attente.

J’ai pris le risque de faire de la peine, de ne pas entrer dans leurs demandes et leurs désirs et  même parfois de les décevoir dans leurs attentes.

Apprendre à me respecter, ce fut aussi découvrir que je pouvais m’aimer, non pas d’un amour narcissique de complaisance ou de fatuité, mais d’un amour de bienveillance, de compassion, de tolérance.

Il n’y a pas de liberté possible (Mais c’est seulement mon sentiment) sans dignité envers soi, et celle-ci peut se manifester en toute circonstance, par un regard, une attitude, un geste, une parole, une façon d’être, un état de cohérence, c'est-à-dire un accord entre ce que je suis et ce que je fais, entre ce que j’éprouve et ce que je dis.

La liberté ne consiste pas à imaginer qu’on peut tout faire, elle réside dans cet équilibre intime où il est possible d’oser être heureux sans culpabiliser de l’être, et en renonçant à la tentation et au plaisir de l’ »auto-privation », de la plainte, du malheur, toujours à l’affût pour nous transformer en victime.

La liberté d’être se traduit par la capacité de faire des choix, et faire des choix c’est savoir renoncer.

Dans les multiples possibilités qui s’offrent dans un espace de vie, je ne peux tout avoir, mais je peux choisir ce qui correspond à mes besoins, plus qu’à mes désirs, même s’il est important que j’en réalise quelques uns. Je peux alors nourrir ma vie avec le meilleur de mes possibles.

C’est la qualité d’une certaine liberté qui me permettra de dégager plus de paix et d’amour, et par là même, de me sentir digne d’exister.

Le Don de la Liberté : C’est une des deux seules preuves d’amour (avec la confiance) que l’on puisse donner à l’être aimé. <Je t’aime, oui, mais je t’aime libre – ici et maintenant>. J’aime te savoir libre d’être avec moi, libre de ton temps et de tes désirs, libre dans tes gestes et dans tes paroles, avec, en toi, la certitude que je t’accepte librement, tel que tu es, l’homme que tu es, en devenir, parce que c’est celui que tu es que j’aime.

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